Blog d'un Adjoint en Pastorale Scolaire

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10 mars 2017

Méditation du Chapelet du 10 mars 2017 :

Classé dans : Ecole,informations diverses,Méditation du Chapelet — admin @ 9 h 38 min

Voici le texte de notre Méditation du Chapelet à l’école ce matin, à partir des textes d’Évangile de ce dimanche 12 mars, jusqu’au dimanche des Rameaux :

MÉDITATION DU CHAPELET du vendredi 10 mars :

 

1ère Méditation : la Transfiguration :

«Dieu, nul ne l’a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui nous l’a fait connaître» (Jean 1,18). Si le visage de gloire qui nous est présenté aujourd’hui par la Transfiguration de Jésus nous révèle le cœur de la réalité trinitaire, c’est bien parce que le Fils, le Bien-aimé, est toujours existentiellement tourné vers le Père, se recevant de Lui et se laissant revêtir de sa gloire. Il s’agit aujourd’hui tout autant du Père qui révèle son Fils aux disciples hébétés et éblouis, que du Fils qui nous dévoile le Père dans la lumière radieuse de l’Esprit. «Écoutez-le» nous dit le Père, il a les paroles de la vie éternelle, il est ma Parole faite chair. «Relevez-vous, n’ayez pas peur» nous dit le Fils, c’est-à-dire vivez déjà comme des ressuscités. Levez les yeux pour regarder les choses, la vie et la mort du point de vue de Dieu, contemplez ma gloire et découvrez votre destinée : le corps d’un homme revêtu de soleil, habité par la splendeur de la divinité. Ce qu’il est par nature, voilà ce que nous sommes appelés à devenir par pure grâce. Admirable échange : le Transfiguré est descendu au profond de nos obscurités afin de tout irradier de sa joyeuse lumière, afin de nous recréer dans cette lumière. Des ténèbres du Golgotha, un jour nouveau s’est levé, resplendissant de clarté. Le Soleil de Justice trois jours caché illumine le monde d’un éclat nouveau. «Comme un époux qui sort du pavillon, il se réjouit, vaillant, de courir sa carrière» (Psaume 19,6), il nous entraîne à sa suite, de gloire en gloire… Mais nous, accepterons-nous de tout perdre, de nous perdre pour être ainsi, finalement, trouvés en Lui ?

 

Seigneur, aide-moi à te rencontrer dans la prière afin que je devienne un témoin crédible de ta vie et de ta résurrection. Augmente ma foi en tes sacrements pour que je puisse te toucher et te voir dans ton Corps et ton Sang, et dans tes paroles de pardon. Élimine toute inquiétude de ma vie par ta simple présence : tu es avec moi, et tu as vaincu la mort.

 

2ème méditation : la samaritaine

Benoît XVI commente le dialogue entre Jésus et la Samaritaine lors de l’Angélus du 3e Dimanche de Carême

Paroles du Saint-Père avant la prière de l’Angélus : Chers frères et sœurs, en ce troisième Dimanche de Carême, la liturgie nous propose cette année un des textes les plus beaux et profonds de la Bible : le dialogue entre Jésus et la Samaritaine. Saint Augustin, duquel je suis en train de parler largement dans les Catéchèses du mercredi, était à juste titre fasciné par ce récit, et il en fit un commentaire mémorable. Il est impossible de rendre dans une brève explication la richesse de cette page de l’évangile : il faut la lire et la méditer personnellement, en s’identifiant à cette femme qui, un jour comme tant d’autres, alla puiser l’eau du puits et y trouva Jésus, assis à côté, « fatigué du voyage », dans la chaleur du midi. « Donne-moi à boire », lui dit Jésus, en la laissant toute étonnée : il était en effet absolument inhabituel qu’un juif adressait la parole à une femme samaritaine, et en plus méconnue. Mais l’étonnement de la femme était voué à augmenter : Jésus parla d’une « eau vive » capable d’étancher la soif et de devenir en elle « source d’eau qui jaillit pour la vie éternelle » ; il démontra en outre connaître sa vie personnelle ; il révéla que l’heure d’adorer l’unique véritable Dieu dans l’esprit et la vérité était maintenant arrivée ; et finalement il lui confia – chose très rare – être le Messie. Tout cela à partir de l’expérience réelle et sensible de la soif. Le thème de la soif traverse tout l’Évangile de Jean : de la rencontre avec la Samaritaine, à la grande prophétie lors de la fête des Cabanes (Jn 7.37-38), jusqu’à la Croix, lorsque Jésus, avant de mourir, dit pour réaliser les Écritures : « J’ai soif » (Jn 19.28). La soif du Christ est une porte d’accès au mystère de Dieu, qui s’est laissé assoiffer pour nous désaltérer, comme il s’est fait pauvre pour nous enrichir (cfr 2 Cor 8.9). Oui, Dieu a soif de notre foi et de notre Amour. Comme un père bon et miséricordieux, il désire pour nous tout le bien possible et ce bien c’est Lui-même. La femme de Samarie, en revanche, représente l’insatisfaction existentielle de celui qui n’a pas trouvé ce qu’il cherche : elle a eu « cinq maris » et maintenant elle vit avec un autre homme ; ses allers-retours au puits pour prendre de l’eau expriment une vie répétitive et résignée. Tout cela cependant changea pour elle ce jour-là, grâce à sa conversation avec le Seigneur Jésus, qui la bouleversa au point de la pousser à laisser la cruche d’eau et à courir pour dire aux gens du village : « venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-ce point le Christ ?  » (Jn 4.28-29).

 

Chers frères et sœurs, nous aussi, ouvrons notre cœur à l’écoute confiante de la Parole de Dieu pour rencontrer, comme la Samaritaine, Jésus qui nous révèle son Amour et dit : le Messie, ton Sauveur « c’est moi, qui te parle » (Jn 4.26). Que Marie nous obtienne ce don, elle première et parfaite disciple du Verbe fait chair.

3ème méditation : l’aveugle-né :

Et si nous étions Jésus : Humilité :
Jésus s’approche d’un malade qui n’a rien demandé ; il s’occupe de lui parce celui-ci est important à ses yeux ; il le touche, fait un geste pour lui… Puis, il lui parle : il lui indique un chemin à prendre (aller à la piscine pour se laver).
L’aveugle et Jésus se quittent : il n’y a pas eu de miracle…

On pourrait croire que la rencontre n’a pas été fructueuse.
Pour que le fait étonnant se produise, l’aveugle doit croire, faire confiance, écouter la parole de Jésus et y répondre : il doit avancer sur un chemin de foi : se lever, se déplacer, faire un geste…
Lorsqu’il revient de la piscine l’aveugle voit !
Jésus n’a pas forcé l’aveugle, il ne l’a pas accompagné jusqu’au bout de la démarche : il lui a laissé toute sa liberté. Jésus n’est pas resté à attendre les fruits : il a semé avec confiance, puis a envoyé le malade vers ailleurs, dans un chemin où ce dernier va devoir s’engager lui-même profondément.
En regardant Jésus vivre, nous nous apercevons que nous n’avons pas à nous placer au-dessus des autres, nous n’avons pas à les forcer comme si nous avions un pouvoir… Nous pouvons juste indiquer un chemin, le proposer et laisser à chacun sa liberté. Les fruits ?? Ils ne nous appartiennent pas ! Ne rien attendre… Semer simplement avec confiance.
Jésus montre nous un chemin d’humilité : être proche d’autrui, essayer par notre présence, nos gestes, de lui donner envie de se lever ; lui indiquer le chemin de la foi, de la confiance qui mène à la Toute Lumière ! S’éclipser…

 

4ème méditation : résurrection de Lazare :

« Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ».
Dans ce cri de détresse qui sonne comme un reproche, Marthe et Marie nous donnent un enseignement : en l’absence de Jésus, il n’y a pas de vie. Mais pour notre méditation, je nous inviterais à suivre quelques éléments de la résurrection de Lazare.
Le premier est l’annonce de la maladie avec la mention des liens d’amitiés qui existent entre Jésus, Marthe, Marie et Lazare. « Celui que tu aimes est malade ». Remarquons qu’instinctivement, les sœurs portent le cas de leur frère à Jésus. Même si elles ne font aucune demande explicite, elles croient que Jésus fera quelque chose pour leur frère. Et nous, devant qui portons-nous souvent nos difficultés ? A qu’elle porte frappons-nous pour résoudre nos problèmes, celle des marabouts ou celle de Jésus ?
Le second élément de ce récit est l’attitude de Jésus après l’annonce de la maladie de Lazare. Il se contente de dire que cette maladie ne conduit pas à la mort, qu’elle est pour la gloire de Dieu et il reste encore deux jours dans l’indifférence. Nous pouvons déceler ici le mystère de certaines de nos souffrances. Sans toutefois être causées par Dieu, elles peuvent servir pour révéler sa gloire ou sa puissance. En restant deux jours dans l’indifférence, Saint Jean montre que Jésus agit quand il veut et comme il veut. Il ne fait rien dans la précipitation. Donne-nous Seigneur, d’entrer dans la pédagogie de ton action.
Le troisième élément est l’annonce par Jésus du sommeil de Lazare. Il est vrai que les apôtres n’étaient pas très d’accords pour un retour en Judée, par peur des juifs qui en voulaient à la vie de Jésus. Ainsi, quand ce dernier annonce que Lazare s’est endormi, ils sont plutôt contents et ils se disent : s’il dort, c’est qu’il se sent déjà mieux et qu’il va guérir. Donc pas besoin d’y aller. Mais Jésus précise que Lazare est mort. Et il les invite à faire le chemin ensemble. Saint Jean nous montre par là que pour être témoin de la manifestation divine et voir notre foi grandir, nous serons souvent conduits sur des chemins que nous redoutons. Il faudra tout simplement faire confiance au Seigneur.
Le quatrième élément est la rencontre de Jésus avec les sœurs de Lazare. Ce qui nous frappe, c’est la progression de leur foi. Comme l’aveugle-né de dimanche dernier, Marthe professe : « Oui Seigneur, tu es le Messie. Je le crois, tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde » Mais contrairement à cet aveugle-né qui a professé sa foi après sa guérison, Marthe le fait avant la résurrection de Lazare et invite implicitement sa sœur Marie à le faire aussi quand elle lui dit : « le maître est là, il t’appelle ».
De cet évangile dont la richesse n’est plus à démontrer, que le Seigneur nous donne de comprendre que la question essentielle pour nous n’est pas d’abord de pouvoir sortir du tombeau un jour, mais de passer, dès maintenant de la mort à la vie par une adhésion de Foi à la personne de Jésus qui nous rassure: « celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra »

5ème méditation : la Passion de Jésus-Christ selon son ami Saint Matthieu :

Dans chacun des trois premiers évangiles, la traversée de Jéricho et l’entrée à Jérusalem marquent le début de la dernière partie du voyage de notre Sauveur ici-bas. L’accomplissement de Zach. 9:9  (Réjouis-toi avec élan, fille de Sion! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem! Voici, ton roi vient à toi; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un ânon, le petit d’une ânesse.) était pour Israël une nouvelle preuve que c’était bien son Messie qui venait le visiter. Il était impossible de le confondre avec un autre: «Juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne…». On se représente plutôt un roi hautain et superbe, faisant son entrée dans sa capitale sur un cheval de guerre, à la tête de ses armées. Mais un roi humble et doux voilà une notion bien étrangère aux pensées des hommes.

ch

 

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